L’appel à l’aide de l’AREJ

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Avec la fermeture de l’équipement municipal, ce sont quelque 6 000 heures de travail en moins pour les jeunes de l’association. (© l’Hebdo du Vendredi)

C’est l’un des « dommages collatéraux » de la fermeture du complexe piscine-patinoire Nautilud à la fin du mois d’octobre dernier. Une conséquence directe qui pourrait rapidement s’avérer dramatique pour l’Association Rémoise pour l’Emploi des Jeunes (AREJ), qui œuvre depuis 25 ans auprès des jeunes en difficultés afin de leur permettre de (re)trouver un emploi.
La structure collabore traditionnellement avec des entreprises, des collectivités, des organismes logeurs, des associations ou des particuliers, qui lui confient des heures de travail permettant à ces jeunes de travailler, d’avoir un salaire, d’être accompagnés par des formations et de pouvoir justifier d’une expérience professionnelle. « Le problème, c’est que l’un de nos principaux partenaire était la REMS (la Régie des Équipements Municipaux Sportifs de la Ville de Reims) qui gérait notamment le Nautilud, développe Mario Rossi, président de l’AREJ. De fait, beaucoup de nos jeunes travaillaient à des tâches d’entretien et de nettoyage avec la REMS ; 6 000 heures de travail au total. Or, avec la fermeture de la piscine-patinoire, la Régie a affecté le personnel titulaire de cet équipement à d’autres tâches sur les autres piscines de la ville, ce qui signifie, pour nous, une perte immédiate de ces 6 000 heures de travail, ce qui correspond à 25% de nos activités (22 000 heures annuelles, soit, à titre de comparaison, l’équivalent de 15 postes à temps plein. L’an passé, 120 jeunes en ont profité). L’association est en danger, nous devons trouver très rapidement de nouveaux partenaires… »
Ainsi, le président et son équipe lancent-t-ils aujourd’hui un appel à toute structure, aux particuliers et professionnels… pouvant confier quelques heures de travail (ménage, mise sous plis, petit secrétariat, gardiennage, distribution de prospectus, déménagement…) aux jeunes. Unique condition : que les tâches en question ne nécessitent aucune qualification.

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